Papers of The Bibliographical Society of Canada

Journal Information
ISSN / EISSN : 0067-6896 / 2562-8941
Current Publisher: University of Toronto Libraries - UOTL (10.33137)
Total articles ≅ 81
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Latest articles in this journal

Peter F. McNally
Papers of The Bibliographical Society of Canada, Volume 58, pp 173-174; doi:10.33137/pbsc.v58i0.36137

Anthony Glinoer
Papers of The Bibliographical Society of Canada, Volume 58, pp 174-176; doi:10.33137/pbsc.v58i0.34059

Maxime Bolduc
Papers of The Bibliographical Society of Canada, Volume 58, pp 95-119; doi:10.33137/pbsc.v58i0.34802

Abstract:
Les nouveaux éditeurs québécois apparus au début des années 2000 se présentent dans leur discours comme entretenant des liens étroits avec leurs auteurs, mais également avec d’autres intervenants de la chaîne du livre, comme les libraires ou les imprimeurs. Sans réduire cet élément à une simple posture, j’avance que la mise en valeur de ce travail de proximité, présenté sous le mode de relations interpersonnelles privilégiées, constitue un point nodal de l’ethos des nouveaux éditeurs, qui l’utilisent pour se démarquer de leurs aînés, tels que Boréal et Leméac. Je montrerai comment cette « édition de proximité » se donne à voir dans le discours des auteurs et des éditeurs de la «relève», en particulier chez Le Quartanier, Alto et Marchand de feuilles. La collaboration et la proximité sont au fondement de l’ethos de ces maisons d’édition, ces valeurs participant de leur image collective. Leur camaraderie s’incarne par exemple en photos sur lesquelles on peut voir les auteurs et leurs éditeurs participant à des événements ou à des activités — littéraires ou non. Au-delà du couple attendu de l’éditeur et de son auteur, on met aussi de l’avant la proximité de nombreux intervenants de la chaîne du livre : libraires, graphistes, diffuseurs, etc. En somme, les nouveaux éditeurs semblent polir leur image en misant sur des collaborations multiples et étroites, ainsi que sur des structures éditoriales à taille humaine, ce qui semble central dans le positionnement des éditeurs de la relève.
Philippe Rioux
Papers of The Bibliographical Society of Canada, Volume 58, pp 35-63; doi:10.33137/pbsc.v58i0.34804

Abstract:
Depuis leur apparition dans les années 1930, les comic books américains se présentent comme des œuvres collectives sur lesquelles travaillent à relais un nombre variable d’intervenants : le scénariste, le dessinateur, l’encreur, le coloriste, le lettreur et l’éditeur, principalement. Imposée par le rythme de publication (généralement mensuel) de ces imprimés fasciculaires, la création en équipe devient alors un gage de productivité. Ayant prouvé son efficacité, cette méthode de travail est aussi adoptée par la majorité des producteurs québécois qui se lancent dans l’édition de comic books à partir des années 1980. Or, dans ces cas, la collaboration dépasse parfois le partage du travail entre les créateurs à l’emploi d’une même maison d’édition. En effet, le péritexte des œuvres et la correspondance des éditeurs indiquent qu’un esprit de collégialité unit les producteurs rivaux, qui échangent idées et conseils au sujet de leurs séries respectives. Ce faisant, ils contribuent indirectement au contenu des comics publiés par leurs compétiteurs. Cela dit, on peut s’interroger quant aux motifs donnant lieu à cette entraide. De l’amitié entre collègues à l’opportunisme commercial, quels sont les enjeux propres au champ des comics québécois que révèle cette apparente fraternité ? Quelles sont les conditions favorisant les échanges de services entre éditeurs, scénaristes et illustrateurs ? Bref, comment s’explique la collaboration entre producteurs concurrents évoluant au sein d’un même marché? Cet article répondra à ces questions afin de mieux éclairer la dimension sociale liée à la production de comic books sériels au Québec et au Canada. Il révèlera que la collaboration entre agents évoluant dans le champ des comics québécois (et parfois dans les champs canadien-anglais et américain) vise à consolider la place occupée par les éditeurs indépendants dans le milieu restreint qu’ils tentent d’investir. La fraternité qui les réunit est bienvenue et nécessaire dans la mesure où elle encourage des relations d’ordre transactionnel plutôt que conflictuel, transformant des concurrents potentiels en instances publicitaires ou légitimantes, voire en partenaires créatifs. Une alliance se crée, de telle sorte que tous tirent profit d’une collégialité faisant office de défense contre la domination du marché par les géants de l’édition de comic books. Cela dit, on peut s’interroger quant aux motifs donnant lieu à cette entraide. De l’amitié entre collègues à l’opportunisme commercial, quels sont les enjeux propres au champ des comics québécois que révèle cette apparente fraternité? Quelles sont les conditions favorisant les échanges de services entre éditeurs, scénaristes et illustrateurs? Bref, comment s’explique la collaboration entre producteurs concurrents évoluant au sein d’un même marché? Cet article répondra à ces questions afin de mieux éclairer la dimension sociale liée à la production de comic books sériels au Québec et au Canada. Il révèlera que la collaboration entre agents évoluant dans le champ des comics québécois (et parfois dans les champs canadien-anglais et américain) vise à consolider la place occupée par les éditeurs indépendants dans le milieu restreint qu’ils tentent d’investir. La fraternité qui les réunit est bienvenue et nécessaire dans la mesure où elle encourage des relations d’ordre transactionnel, plutôt que conflictuel, transformant des concurrents potentiels en instances publicitaires ou légitimantes, voire en partenaires créatifs. Une alliance se crée, de telle sorte que tous tirent profit d’une collégialité faisant office de défense contre la domination du marché par les géants de l’édition de comic books.
Karyn Huenemann
Papers of The Bibliographical Society of Canada, Volume 58, pp 145-153; doi:10.33137/pbsc.v58i0.33467

Abstract:
Until recently, the novel Two Girls on a Barge (1891) has been attributed to Canadian author and journalist Sara Jeannette Duncan (1861–1922), writing under the pseudonym “V. Cecil Cotes.” This article provides evidence that, while Duncan did appear to have influenced the style and structure of the novel, the author was Violet Cecil Cotes (1868–1915), Duncan’s sister-in-law.
Ruth Panofsky
Papers of The Bibliographical Society of Canada, Volume 58, pp 155-172; doi:10.33137/pbsc.v58i0.34918

Abstract:
“French-English Translation in Canada” is the transcript of a talk given by Montreal publisher Maynard Gertler to an unidentified audience in 1976. When Gertler founded Harvest House in 1959, his aim was to issue the first English-language translations of the works of Québécois writers in inexpensive, accessible editions. The talk is a document of enduring value that provides incisive analysis of contemporary Canadian publishing and presents the challenges facing a domestic publisher who was committed to issuing French works in English translation.
Philippe Rioux
Papers of The Bibliographical Society of Canada, Volume 58, pp 183-185; doi:10.33137/pbsc.v58i0.34025

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