Criticón

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ISSN / EISSN : 0247381X / 22729852
Current Publisher: OpenEdition (10.4000)
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Latest articles in this journal

Anne Cayuela
Published: 2 December 2019
Criticón pp 157-173; doi:10.4000/criticon.7326

Abstract:Cet article étudie le rôle de la musique dans les nouvelles de Castillo Solórzano, ainsi que les procédés d’inclusion de poèmes chantés dans la prose, et de mise en scène d’une réception orale à travers la fiction que crée l’auteur d’une réunion de nobles qui se racontent oralement des nouvelles et chantent des vers avec un accompagnement musical.
Luana Bermúdez
Published: 2 December 2019
Criticón pp 91-104; doi:10.4000/criticon.7039

Abstract:Le présent article se propose d’étudier les réminiscences italiennes dans la collection Las harpías de Madrid y coche de las estafas d’Alonso de Castillo Solórzano. Celles-ci sont autant perceptibles dans la structure même de la collection que dans l’insertion d’une novella intercalée dans la dernière estafa. Les changements opérés sur le texte original servent de point de départ pour expliquer les omissions, les ajouts et les modifications grâce auxquels l’auteur prétendait répondre aux nouvelles exigences des censeurs et des lecteurs du xviie siècle.
Fernando Rodríguez Mansilla
Published: 2 December 2019
Criticón pp 59-72; doi:10.4000/criticon.6847

Abstract:Ce travail analyse le roman court El Proteo de Madrid d’Alonso de Castillo Solórzano, inclus dans son recueil Tardes entretenidas (1625), comme un exemple de réélaboration de la matière picaresque canonique. Le Proteo de Madrid constitue la première tentative de Castillo Solórzano de donner naissance à une forme de narration picaresque qu’il consolidera lui-même des années plus tard à travers Teresa de Manzanares et La garduña de Sevilla. S’appuyant sur une analyse d’ordre thématique, l’auteur de cet article commente des épisodes négligés par la critique, tout en exposant la dette de l’auteur de Valladolid envers la tradition de réinvention et de naturalisation propre au roman post-cervantin.
Rafael Bonilla Cerezo
Published: 2 December 2019
Criticón pp 211-279; doi:10.4000/criticon.7391

Abstract:Cet article propose une recension exhaustive des traits stylistiques gongorins, imités, célébrés et ―dans une moindre mesure― brocardés par Alonso de Castillo Solórzano dans son imposante œuvre en prose. Ce travail se divise en quatre sections: 1) introduction sur les jugements critiques à propos du roman baroque «culto»; 2) tableau 1 : «gongorèmes» utilisés par Castillo Solórzano avec les titres des œuvres où ils apparaissent, les paragraphes concernés et les vers de Góngora utilisés ; en regard la date de parution / création des vers de Góngora et des collections de Castillo Solórzano ; 3) tableau 2 : «culturèmes» (tous ne sont pas de paternité gongorine) imités ou moqués depuis les Tardes entretenidas (1625) jusqu’à La quinta de Laura (1649); enfin 4) conclusions sur les textes les plus imités et index de fréquence de leurs occurrences.
Aldo Ruffinatto
Published: 2 December 2019
Criticón pp 73-90; doi:10.4000/criticon.6899

Abstract:Reprenant les quatre éléments fondateurs du “picarisme” mis en évidence par Maurice Molho dans un essai important des années 80 du siècle dernier (à savoir, la pseudo-autobiographie, la généalogie du héros, l’incarnation d’un pseudo-honneur et la critique sociale) cet article tente d’appréhender les différentes manifestations du pícaro ou de la pícara dans la production des auteurs qui, de manière plus ou moins intentionnée, cherchent à s’inscrire dans ce genre romanesque. Après avoir vérifié dans les œuvres représentatives du roman picaresque (Lazarillo, Guzmán, Justina, Buscón), que les quatre éléments caractéristiques s’y trouvent ―en particulier le quatrième concernant l’instance satirique― ; puis après avoir observé que Salas Barbadillo dans sa Hija de Celestina se propose de trahir le premier et le quatrième élément de Molho, l’auteur du présent article interroge les trois récits prétendument picaresques de Castillo Solórzano: La niña de los embustes, Teresa de Manzanares (1632); les Aventuras del bachiller Trapaza (1637); et pour finir, La garduña de Sevilla y anzuelo de las bolsas (1642). A travers ces œuvres on assiste à la progressive disparition de tous les ingrédients du picarisme et, du même coup, à la transformation des héros des romans en personnages hybrides ou ambigus, fortement contaminés par le monde courtisan et marqués par des éléments anti-picaresques. En ce sens, il est possible de parler de la mort du picarisme dans la production picaresque de Castillo Solorzano.
Victoria Aranda Arribas
Published: 2 December 2019
Criticón pp 175-209; doi:10.4000/criticon.7332

Abstract:Cet article étudie le rapport entre La garduña de Sevilla o anzuelo de las bolsas (1642) d’Alonso de Castillo Solórzano et son adaptation télévisée, La garduña de Sevilla (1983) ―épisode inclus dans la série produite par TVE Las pícaras―, qui fut réalisée par Francisco Lara Polop sur un scénario d’Enrique Llovet. Afin de parfaire l'analyse comparative, nous avons tenu compte des différents contextes de production des deux œuvres. On aborde la transposition du roman à l’écran, en particulier la manière dont celle-ci reprend ou contredit les caractéristiques du roman de Castillo mises en avant par les critiques littéraires.
Margherita Mulas
Published: 2 December 2019
Criticón pp 23-41; doi:10.4000/criticon.6642

Mireia Aldomà
Published: 2 December 2019
Criticón pp 105-120; doi:10.4000/criticon.7091

Abstract:La collection de Castillo Solórzano réunit quatre tromperies ou estafas commises par quatre belles femmes. Au-delà des considérations picaresques et de la soif de liberté, la lecture réalisée est conforme à la pensée politique de l’époque. C’est à peine si la tromperie commise par les apprenties courtisanes est condamnée dans l’œuvre, où à la fin de chaque récit un bref discours permet de donner à réfléchir sur la conduite erronée. Cette brièveté est telle qu’une lecture se passant dudit discours se pose. Ainsi, la collection est configurée comme un échantillon littéraire de l’idéologie de l’époque, avec des échos de Machiavel, de Quevedo, de Saavedra Fajardo, entre autres. De simples récits de courtisanes transformés en reflet de la pensée politique de l’époque, en même temps qu’ils sont un échantillon de l’hétérogénéité de la nouvelle vu que sous la brièveté sont regroupés des textes dramatiques, poétiques et narratifs.
Oliver Noble Wood
Published: 2 December 2019
Criticón pp 135-156; doi:10.4000/criticon.7272

Abstract:Cet article a pour objectif d’étudier la réception de Castillo Solórzano en Angleterre entre la fin du xviiie siècle et la fin du xviiie siècle. L’étude analyse cinq œuvres anglaises qui dérivent entièrement ou en partie de La garduña de Sevilla. Elle analyse plus particulièrement ce que doivent ces œuvres à un intermédiaire français et, plus tard, à la première traduction en anglais par John Davies de Kidwelly (1665). Les ‘traducteurs’ qui suivaient, y compris le personnage controversé Sir Roger l’Estrange, ont adapté le travail de Davies de manières diverses.
Emilio Blanco
Published: 2 December 2019
Criticón pp 43-57; doi:10.4000/criticon.6799

Abstract:Bien que moins fréquent que dans le théâtre auriséculaire, l’échange vestimentaire entre les deux sexes apparaît aussi dans le roman court du Baroque. Comme il a été signalé pour le théâtre, la productivité de ce motif est plus limitée lorsque c’est l’homme qui s’habille en femme, même si ce type de stratagème était cautionné depuis longtemps par des traditions diverses. Castillo Solórzano est, dans ce sens, le fils de son temps : le motif de l’homme habillé en femme ne dépasse que rarement la dimension comique, et ce n’est que de façon tangente qu’il est adopté avec une visée érotique, toujours en accord avec des modèles conservateurs et jamais comme travestisme dans le sens moderne du terme.