Bulletin de l'Académie vétérinaire de France

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ISSN / EISSN : 0001-4192 / 2259-2385
Published by: PERSEE Program (10.3406)
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Emmanuelle Robardet, Nathalie Charbonnel, Jean-François Guégan, Elodie Monchâtre-Leroy, André Parodi, Jean-Yves Gauchot, Hervé Zeller, Didier Boussarie, Marc Artois
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France; https://doi.org/10.3406/bavf.2020.70925

Abstract:
Les auteurs réunis sous l’égide de l’Académie vétérinaire de France ont étudié comment la littérature scientifique interroge le rapport entre l’émergence de zoonoses ou de nouvelles maladies infectieuses humaines et animales, d’une part et les pertes de biodiversité observées sous l’effet des pressions humaines d’autre part. L’examen de la littérature consultée décrit comment certains agents pathogènes peuvent passer du « réservoir » naturel sauvage à celui des animaux domestiques et aux populations humaines. L’exploitation et la destruction des milieux naturels comme les forêts primaires et les zones humides tropicales, ainsi que le rapprochement d’espèces consécutif, favorisent des contacts permettant le passage (direct ou via des réservoirs intermédiaires) d’agents pathogènes du réservoir sauvage aux humains, qui propagent ensuite ces agents sur la planète. Il existe toutefois une importante variabilité des modalités permettant le passage, puis la propagation locale et planétaire des agents pathogènes issus de la biodiversité. Il est prématuré de tirer des conclusions générales sur les relations que cette revue scientifique a examinées. L’article suggère néanmoins que l’approche pluridisciplinaire doit progresser tant dans le domaine de la recherche que dans celui des pratiques et de l’enseignement. Cette pluridisciplinarité implique une étroite collaboration entre les médecines vétérinaires et humaines, l’écologie de la santé, d’autres disciplines biologiques et environnementales, et les sciences humaines.
Olivier Cabre, Cédric Roqueplo, Stéphanie Watier-Grillot, Emmanuel Dumas, Jean-Paul Demoncheaux
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France; https://doi.org/10.3406/bavf.2020.70924

Abstract:
Les missions des vétérinaires des armées en opérations extérieures sont variées, exigeantes et essentielles pour la protection de la santé de la force déployée. L’exercice des compétences vétérinaires sur un théâtre d’opération est rendu difficile par l’environnement d’emploi, dans des contextes sécuritaires et sanitaires pouvant être très dégradés. L’exécution des missions en opérations extérieures nécessite l’acquisition et le maintien de compétences solides, pouvant ne pas être usuellement rattachées à la profession vétérinaire et nécessitant des compléments de formation interne au sein du service de santé des armées. La qualité de l’expertise des vétérinaires des armées est reconnue et recherchée sur les théâtres d’opérations extérieures. Le périmètre de leurs missions est amené à s’élargir davantage, en particulier dans le domaine de l’hygiène en campagne, illustrant ainsi une véritable mise en œuvre du concept « One Health / Une seule santé » visant à protéger les militaires de l’ensemble des risques sanitaires auxquels ils sont susceptibles d’être exposés en opérations.
Alain Philippon
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France, Volume 174; https://doi.org/10.3406/bavf.2021.70932

Abstract:
Salmonella, habitat, identification, sérotype, épidémiologie, reptile, tortue, iguane, serpent, lézard, NAC
Lionel Schilliger
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France, Volume 174; https://doi.org/10.3406/bavf.2021.70934

Abstract:
Les reptiles et les amphibiens n’échappent pas au concept de maladies animales émergentes, c’est-à-dire de maladies infectieuses en phase d’expansion. Ces affections nouvelles ou résurgentes, susceptibles de prendre de l’ampleur dans un futur proche, sont connues pour l’augmentation significative de leur incidence dans une région donnée ou dans une population d’animaux donnée. Parmi elles, la nidovirose, la nannizziomycose, l’ophidiomycose et la chytridiomycose sont décrites depuis quelques années et deviennent très préoccupantes, non seulement pour les reptiles et les amphibiens captifs mais également en termes de danger pour certaines espèces sauvages menacées d’extinction. Mots-Clés : Reptile - Herpétologie - Maladies émergentes – Nidovirose – Nannizziomycose – Ophidiomycose – Chytridiomycose.
André Jestin, Gilles Dreyfuss, Michel Fougereau, René Houin, Hubert Laude, Alain Philippon, Stephan Zientara, Jean Dupouy-Camet
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France, Volume 174; https://doi.org/10.3406/bavf.2021.70931

Abstract:
The One Health approach, in which feed, food, animal health, public health and contamination of the environment are considered as very closely linked, is regarded as the best way to achieve significant progress of health in these fields. The current European Union funded projects aimed to achieve a major step forward for Europe in the domains of foodborne zoonoses and antimicrobial resistance. The 6th and 7th Framework programs initiated networks, such as ERA-Net, Networks of Excellence (NoE), Joint Program initiatives (JPI), Infrastructure program. The European Joint Action (JA) aims to promote synergies among the EU Member States by developing and implementing effective One Health policies to combat the growing threat of antibiotic resistance. The One Health European Joint Project (EJP) is a large co-funded project on emerging threats, zoonoses and antimicrobial resistance. If a One Health approach has been proposed to tackle the challenges by accepting that their complexity requires interdisciplinary approach, no standardized methodologies were available for quantitative evaluation of One Health activities. The Network for Evaluation of One Health (NEOH) represents a major contribution in that field. Key Words : One health, European Networks, Human-animal interface, Zoonoses, Antimicrobial resistance, Evaluation, Added value.
Jean-Luc Angot
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France, Volume 174; https://doi.org/10.3406/bavf.2021.70935

Abstract:
Mots-Clés : Crise, Coronavirus, SARS-CoV-2, COVID-19, Academie Vétérinaire de France
Patrick Lecoindre, Michèle Chevallier, Alexis Lecoindre, Maud Menard
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France, Volume 174; https://doi.org/10.3406/bavf.2021.70930

Abstract:
L'évaluation de la fibrose hépatique est incontournable dans l’évaluation et la gestion thérapeutique des hépatopathies chroniques canines. Les données épidémiologiques, la clinique, la biologie ou l’échographie ne permettent généralement pas de confirmer l’existence d’une hépatite chronique et d’une fibrose, sauf dans les cas d’affections très évoluées au stade de cirrhose. L’histologie hépatique est incontournable pour établir un diagnostic fiable et un pronostic, mais il existe des variations importantes d’interprétation des images histologiques et le caractère invasif de l’acte biopsique est souvent un frein pour le propriétaire et le praticien. Au cours des dernières années, des approches non invasives basées sur la mesure de plusieurs biomarqueurs sanguins ont été validées et sont largement utilisées en médecine humaine. Une étude récente chez le chien a eu pour objectif de construire un test biologique non invasif permettant de diagnostiquer et d’évaluer la fibrose hépatique chez le chien. Mots clés : hépatite chronique, fibrose, chien
Jeanne Brugère-Picoux, Moncef Bouzouaia
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France, Volume 174; https://doi.org/10.3406/bavf.2021.70940

Abstract:
Les coronavirus sont des virus à ARN classés en Alphacoronavirus, Betacoronavirus, Gammacoronavirus et Deltacoronavirus. Ces virus semblent provenir des chauves-souris, et plus particulièrement les Alphacoronavirus et les Betacoronavirus (genre où l’on observe des zoonoses) alors que les oiseaux seraient à l’origine des Gammacoronavirus et des Deltacoronavirus. Le premier coronavirus identifié fut celui de la bronchite infectieuse aviaire en 1931 aux États-Unis. D’autres coronavirus ont été identifiés chez les oiseaux, proches ou différents du virus BI de la bronchite infectieuse aviaire et sont responsables de l’entérite de la dinde (TCoV) et de la maladie foudroyante de la pintade (GfCoV). Enfin, un deltacoronavirus peut être rencontré à la fois chez le porc (PD CoV UKU15) et les oiseaux.
Jean-Louis Guénet
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France, Volume 174; https://doi.org/10.3406/bavf.2021.70953

Abstract:
En utilisant les techniques modernes d'ingénierie de l'ADN, les généticiens sont aujourd'hui capables de modifier précisément la structure du génome des animaux domestiques et, pour qualifier ce genre de modifications, il est désormais convenu de parler "d'édition génique" ou "d'édition génomique". Dans la plupart des cas ces modifications se traduisent par des modifications plus ou moins importantes du phénotype : c'est pourquoi le sujet intéresse la profession vétérinaire et beaucoup d'autres professions du monde rural. Cependant, si cette nouvelle approche ouvre assurément des perspectives nouvelles et intéressantes, elle soulève aussi des controverses. Sur la base d'exemples publiés, cette revue présente un inventaire des moyens utilisables pour modifier la structure du génome des mammifères domestiques et discute l'intérêt d'une telle entreprise. La dernière partie est un plaidoyer pour inciter les législateurs, notamment européens, à reconsidérer les directives en vigueur, depuis plus de vingt ans, à la lumière de données récentes. Le statu quo actuel est devenu difficilement acceptable.
Serge Morand
Bulletin de l'Académie vétérinaire de France, Volume 174; https://doi.org/10.3406/bavf.2021.70951

Abstract:
Le présent article a pour objet de résumer les connaissances sur les dynamiques d’émergence et d’épidémies de zoonoses liées. Premièrement, en reconnaissant que le processus de domestication est structurant de l’écologie et de l’épidémiologie des zoonoses passées comme des émergences et épidémies actuelles. Deuxièmement, en montrant comment l’augmentation de l’élevage semble être un facteur essentiel dans les dynamiques épidémiologiques et d’émergences de nouvelles zoonoses. Le lien entre élevage, biodiversité et zoonoses s’explique par le fait que les animaux domestiqués sont des ponts épidémiologiques entre la faune sauvage et les humains. Toute augmentation des densités d’animaux de rente et particulièrement dans des pays hébergeant une forte biodiversité est donc supposée accroître les risques d’émergences et d’épidémies de zoonoses. L’absence d’une bonne compréhension de l’émergence et de la transmission des zoonoses ne doit cependant pas nous empêcher de mieux agir afin de prévenir les risques zoonotiques locaux comme les crises sanitaires globales.
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